Distinció, un siècle de photographie de mode

eugene-recuenco-histoire-photographie-mode-barcelone

daniel-riera-photo-mode-exposition-distincio-barcelone-musee-design

Je voudrais aujourd’hui vous parler d’une magnifique exposition que j’ai eu l’occasion de voir au musée du design de Barcelone. Je vous avais déjà parlé d’une exposition sur la mode de Barcelone mais aujourd’hui je m’intéresse tout particulièrement à la mode vue par la photographie. En effet, cette exposition de mode et art regroupe des photos de mode datant du début du XXième siècle jusqu’à nos jours. La photographie est en effet un élément majeur et important de la mode : elle permet de montrer et immortaliser la mode et ses tendances à travers les époques.

photographie-mode-annees-40-man-exposition-distincio

photo-mode-barcelone-ferran-casanova-histoire-photographie

Histoire de la mode en photos

photographie-mode-art-noir-et-blanc-espagne

photographie-mode-annees-30-haute-couture-espagne  pere-casas-abarca-photo-mode-espagne-debut-xx-siecle

J’ai beaucoup aimé le parcours historique et artistique créé pour cette exposition Distinció. Chaque salle correspondait à une époque et tendance ce qui permettait de pouvoir s’imprégner parfaitement de l’ambiance sans mélanger les styles. Ce voyage dans le temps nous montrait les évolutions de la mode. En effet, l’exposition débute avec les photographies en noir et blanc de Pere Casas Abarca qui a été un pionnier au début du XXième siècle en expérimentant la photo de mode pour un usage publicitaire. En effet, sans faire de la publicité pure et dure, il a cependant crée la « scène » publicitaire avec la mise en avant d’un modèle et une tenue dans un contexte imaginé.

photographie-mode-espagne-exposition-distincio-barcelone photographie-mode-annees-30-espagne exposition-distincio-barcelone-musee-du-design-mode-photographie

La consolidation de la haute-couture dans les années 1930 coïncide avec un nouveau langage visuel utilisé par les premiers magazines de mode tels D’Aci i D’Allá, Imatges, Ford… C’est ainsi qu’émerge la génération de jeunes photographes de mode espagnols tels Josep Sala, Ramón Battles, Compal ou encore Samuel Suñé. Ces photographes ont aidé à développer la modernité espagnole avec leur vision innovante de la photograhie : symétrie décentrée, fragmentation et point de vue inusuel. Les autres années symbolisent une autre vision de la mode, plus provocatrice, sensuelle et publicitaire.

photographie-mode-annees-60-exposition-photographie-distincio pep-avila-exposition-photographie-mode-musee-design-barcelone

Séduction, provocation et glamour

daniel-riera-photo-mode-espagne-1970 daniel-riera-miami-2011-photo-mode-exposition-distincio

cesar-segarra-mode-art-exposition-distincio-barcelone

L’exposition Distinció met en effet parfaitement en lumière la séduction, provocation et glamour qui résultent de la mode à travers les siècles. Chaque époque propose une vision élégante de la mode à travers ses photos. Ainsi, les pages de Alta Costura (le premier magazine de mode majeur en Espagne) nous propose des photographies qui représentent une femme des années 40, séductrice et mystérieuse. Les photographes de l’époque s’inspirent des portraits d’Hollywood et des lumières pour créer des photographies aux tons intenses et dramatiques.

carles-roig-exposition-mode-photo-barcelone

bela-adler-savador-fresneda-exposition-distincio-barcelone-musee-du-design-mode-art

Les années 60 marquent un nouveau tournant dans la photographie qui font écho aux mouvements artistiques de l’époque : Pop Art, hippies, mouvement 68. La notion de jeunesse et de mouvement devient alors primordiale dans la photographie de mode. Enfin, les années contemporaines représentent une nouvelle réalité manipulée, stimulée, récréée afin de séduire le consommateur et l’emmener dans un « rêve plastique » et artistique. Entre portraits et paysages, la mode se pavane, se dévoile et se raconte pour ne jamais finir de faire rêver. Plus de 160 photographies de 38 photographes différents (Pere Casas Abarca, Compal, Josep Compte, Pep Àvila, Ferran Casanova, entre autres) racontent la mode, sa beauté, sa fantaisie, ses revendications : un magnifique tableau à voir jusqu’au 27 avril 2016 au musée du design – Museu del Disseny – qui se trouve Plaça de Les Glòries, 37-38 Barcelona.

txema-yeste-photographie-mode-barcelone-exposition-distincio-musee-du-design histoire-photographie-mode-espagne-txema-yeste bela-adler-salvador-fresneda-photo-mode-distincio-barcelone

Les princesses revivent en mode, art et histoire

exposition-grandes-robes-royales-paris

J’ai décidé de vous parler aujourd’hui d’une exposition qui a lieu actuellement dans la basilique Saint-Denis jusqu’au 30 avril 2016. J’ai beaucoup aimé le thème de cette exposition et la façon dont elle a été pensée et construite. Le projet était, en effet, redonner « vie » aux robes royales des princesses et reines ensevelies dans la nécropole de la basilique Saint-Denis. Voici, en photos et en mots, une visite succincte de cette belle exposition historique et textile.

exposition-robes-gisantes-saint-denis-paris-couturier-lamyne

Redonner vie à l’histoire en mode

exposition-robes-geantes-basilique-saint-denis-lamyne

L’exposition Les Grandes Robes Royales a été mise en scène par un artiste couturier appelé Lamyne M. Les 13 robes géantes exposées dans la nécropole royale sont inspirées des robes portées par les reines et les princesses de France de l’époque médiévale. De Frédégonde (années 560) en passant par Isabelle d’Aragon (années 1150) sans oublier Banche de France (années 1340) et enfin Jeanne de France (années 1370) : le couturier Lamyne M. rend hommage aux couturiers de ces différentes époques en remettant au goût du jour la mode et la beauté des vêtements des différentes époques de la cour de France. Les différentes robes exposées ont des tissés et des plissés qui proviennent du monde entier : tout comme autrefois, les différentes cultures et étoffes se mélangent afin de donner naissance à des chefs d’œuvres textiles. 

couturier-lamyne-exposition-les-grandes-robes-royales exposition-les-grandes-robes-royales-lamyne-saint-denis

Hommage à la grandeur de la femme

exposition-les-grandes-robes-royales-saint-denis exposition-mode-basilique-saint-denis

Chacune de ses robes font environ 3 mètres de hauteur et représentent ainsi l’importance et la grandeur de ces femmes royales dans l’histoire de la France. Fille, épouse, reine : chacune des femmes ensevelies dans cette nécropole fait partie de l’histoire de la France et a joué un rôle dans l’Histoire en général avec des alliances de pays, telle Constance de Castille qui était espagnole, par exemple. L’exposition Les Grandes Robes Royales mêle donc le temps, l’histoire et la mode pour faire éclore un magnifique hommage à un sanctuaire millénaire où reposent des femmes d’exception. Cette basilique demeure un lieu de rencontres, un lieu où des liens sont tissés, notamment entre la mode médiévale et la mode contemporaine avec les textures modernes de chacune des robes. Le couturier Lamyne M. a donc rendu un bel hommage aux femmes en rappelant leur importance dans la société et l’histoire tout en soulignant leur élégance majestueuse grâce à ses magnifiques robes royales.

lamyne-artiste-couturier-exposition-les-grandes-robes-royales lamyne-m-couturier-expo-les-grandes-robes-royales

La magnifique signature mode des photographies d’Horst

photographie-horst-muriel-maxwell-tenue-sally-victor-sac-paul-flato

Je vous propose aujourd’hui un voyage photographie à travers l’élégance et le chic avec les oeuvres d’art du photographe de mode Horst. J’ai eu l’occasion d’aller voir l’exposition qui lui rendait honneur au Victoria&Albert Museum de Londres qui présente d’ailleurs en ce moment une exposition sur Alexander McQueen qui vaut certainement le détour. Les expositions du V&A de Londres sont toujours de magnifiques expositions telles l’exposition sur la mode des années 80 ou la tradition du mariage ou enfin celle sur l’histoire du glamour de la mode italienne. Cependant, cette exposition sur le photographe Horst demeure mon exposition favorite.

photographie-mode-horst-tenue-schiaparelli-exposition-victoria-albert-museum photograhie-mode-art-horst-robe-versace-chaussures-manolo-blahnik

L’élégance intemporelle photographiée

photographie-mode-vogue-horst-robe-jo-copeland-peinture-murale-marcel-vertes-1946 photographie-horst-lud-tenue-schiaparellipaulette-goddard-photographie-horst-mode-1940

Les images de ce photographe ont transcendé la mode et le temps par leur beauté et leur grâce. Ce maître de la lumière, de la composition et de l’illusion atmosphérique a su créer des canons de la beauté et sublimer les femmes. Ce travail pour la lumière a également aidé pour créer des publicités de toute beauté, notamment pour la marque Cartier. Les jeux de lumière et la géométrie de ses photos les rendaient dynamiques. Horst comprenait exactement comment la lumière devait tomber sur un objet, un vêtement, une partie du corps afin de le magnifier. Chacun de ses modèles devenait une sculpture vivante projetée à travers ses photographies. J’ai beaucoup aimé la façon dont Horst jouait avec la lumière de façon à créer un effet dramatique ou romantique pour mettre en lumière les détails importants d’une tenue, d’un bijoux, d’un visage, d’un corps. Ses mannequins semblent être des oiseaux de jour, ou de nuit, poétisés et glorifiés par l’art du photographe. Lyla Zelensky, Louise Sheldon, Lisa Fonssagrives, Carmen dell’Orefice, Muriel Maxwell, Mary Stutz : Horst a « construit » toutes ces femmes actrices, mannequins en tant que chef d’oeuvre d’élégance.

photo-horst-andrea-johnson-robe-pierre-balmain-peinture-background-marcel-vertes photographie-mode-art-danse-hosrt-madame-bernon-corset-detolle-mainbochermarlene-dietrich-photo-mode-art-cinema-horst

Un créateur d’art

photo-horst-mode-vogue-robe-hattie-carnegie-1939photographie-horst-coco-chanel-paris horst-photo-noir-blanc-lumiere-lyla-zelensky-robe-jean-patou

Horst commença à travailler pour le magazine de mode Vogue en 1931et ses photos de mode sont, selon moi, de véritables oeuvres d’art. Ce contemporain d’Irving Penn et Richard Avedon a su créer un art photographique bien à lui tout en s’inspirant du monde de la sculpture et de la peinture. En effet, Horst a beaucoup étudié les peintures et les sculptures du musée du Louvre, de nombreuses lettres présentées lors de l’exposition en attestaient. Il est possible de voir la mise en scène crée pour chaque photographie et l’étudier comme une peinture. Il avait d’ailleurs l’habitude d’étudier et dessiner le corps, notamment les mains, afin de les montrer aux mannequins avant qu’elles posent pour qu’elles puissent « jouer leur rôle ». Ainsi, cet artiste célèbre les arts en alliant le corps humain à la musique, la sculpture, le théâtre, le cinéma, la mode. Il s’est également énormément inspiré des peintures orientales et des odalisques des harems, sans oublier son intérêt pour la période surréaliste. Il a d’ailleurs beaucoup travaillé avec Salvador Dali sur les effets trompe-l’oeil et sur la fantaisie d’Elsa Schiaparelli et Coco Chanel. Sa fascination pour le corps de la femme qu’il a su érotisé et fragmenté pour en magnifier la sensualité lui vaut le nom de « photographe de style », un bel hommage à cet artiste dont les photos splendides n’ont pas fini de provoquer des rêves éveillés…

cara-van-millingen-robe-lucien-lelong-photo-mode-horstphotographie-mode-mary-belevsky-beret-cape-lanvin photographie-mode-art-robe-mollie-parnis-peinture-marcel-vertes-1953

Les époques knitwear dans la mode

exposition-maille-et-tricot-tendance-mode-londres

Je vous parle aujourd’hui d’une exposition que j’ai eu l’occasion de voir au Fashion Textile Museum de Londres, j’ai déjà été voir de nombreuses expositions (une sur la mode mexicaine, une sur les artistes et la mode) et je vous recommande d’y aller car les expositions ne sont pas trop chères et elles en valent la peine. Revenons à cette exposition qui explorait la tendance du knitwear (autrement dit tricot ou grosse maille) dans la mode. Cette exposition mettait en lumière cette tendance grâce à des tenues, des photos ou des textes qui relataient cet engouement pour la maille. De Chanel à Vivienne Westwood, le 20ème siècle était exploré à travers la tendance de la maille dans la mode…

gilet-homme-maille-exposition-knitwear-fashion-textile-museumexposition-knitwear-londres-fashion-textile-museum-mode-femme

Influence de l’histoire sur la tendance du tricot

chanel-to-westwood-exposition-tricot-mode-tendance-londres

exposition-mode-tricot-londres-redecouverte-de-la-mailleswimwear-maillots-de-bain-annees-30-exposition-mode-tricot-londres

Cette exposition a clairement su mettre en lumière l’influence de l’histoire de la société à travers l’évolution de la mode du tricot. Ainsi, les jersey de Chanel des années 20, ont laissé place aux premiers maillots de bain en laine des années 30 pour laisser émerger dans les années 70 des pièces plus modernes créée notamment par Bill Gibb pour finir par des pièces en maille qui reflète la tendance plus conceptuelle des années 80 et 90 de Vivienne Westwood, Comme des Garçons ou encore Julien MacDonald. Il était alors possible d’admirer les confections de Julien MacDonald qui travaille la maille pour en extraire une pièce très fine pour apporter au vêtement un côté très élégant et glamour qui contraste avec les vêtements en grosses mailles des Autrichiens des habitants du Tyrol, par exemple. Cette histoire d’aiguilles et de mode était accompagnée d’une mise en scène très sympa qui permettait de se plonger quelques minutes dans l’univers de la création de chaque tendance. Il est ainsi possible de comprendre l’influence de la culture pop, punk ou des nouvelles technologies pour innover et garder la maille comme une matière essentielle du vestiaire. Ainsi, Matthew Ghabrial ou le Brésilien Lucas Nascimento travaillent la maille de façon très discrète avec de nouvelles techniques industrielles de façon à ce que personne ne remarque que le vêtement est en réalité créé en tricot. Cela donne des pièces contemporaines colorés et modernes qui prouve que le tricot fait clairement parti des matières phare de la mode contemporaine.

tenue-tricot-mode-tendance-exposition-fashion-textile-museum mode-tricot-tendance-exposition-fashion-textile-museumexposition-tricot-fashion-textile-museum-londres

Remettre au goût du jour le tricot

photographie-norman-parkinson-exposition-knitwear-londres

tendance-tricot-mode-exposition-fashion-textile-museumtricot-et-mode-tendance-moderne-londres

De magnifiques photos de Norman Parkinson datant des années 30 à 50 mettait également en scène la tendance du tricot dans la mode pour lui redonner ses lettres noblesse. En effet, admettons que si je vous parle de tricot, la plupart des personnes penseront aux habits de nos grand-mères et non à de belles tenues de mode. Cette exposition a su éclairer la maille et le tricot en tant que matière noble de la mode pour créer des pièces magnifiques qui ont parcouru le temps. Harper’s Bazaar, Vogue, Queen, de nombreux articles de ces grands magazines de mode en étaient la preuve écrite. Ainsi, porter un pull tricoté n’est pas et n’a jamais été une tendance ringarde, bien au contraire, avec le développement de la mode éthique et durable, le tricot revient à la mode à grands pas. Cette exposition m’a ouvert les yeux sur les différentes possibilités de travailler le tricot : il y a tellement de techniques, de points de maille, de couleurs, de formes… Avec le retour d’une mode plus respectueuse de l’environnement et un retour à cette tendance, le tricot contemporain n’a pas fini de développer ses mailles !

exposition-knitwear-chanel-to-westwood-fashion-textile-museumtricot-dore-argente-exposition-knitwear-fashion-textile-museumexposition-knitwear-fashion-textile-museum-londres

Voyage dans la tradition mexicaine avec le Rebozo

mexique-tradition-et-histoire-de-la-mode-rebozotradition-mode-mexique-rebozo-exposition-londres

Je vous emmène aujourd’hui au soleil et dans un pays coloré d’Amérique latine : le Mexique ! Le Fashion et Textiles Museum de Londres avait organisé cet été une exposition « Made in Mexico » qui m’avait tout particulièrement plu. Je n’ai jamais eu le temps de vous en parler mais je me rattrape aujourd’hui avec un peu d’histoire de la mode mexicaine et des photos tout en couleurs et gaieté !

mode-traditionnelle-mexicaine-rebozo-histoire-mexique

Histoire du rebozo

exposition-made-in-mexico-londres-fashion-and-textiles-museumtradition-mexicaine-rebozo-maria-izquierdo-1940-exposition-mode-art

Le rebozo est le châle, ou la large écharpe, porté traditionnellement au Mexique. C’est un des  emblèmes de l’identité mexicaine car il est lié à la tradition du pays et de chaque région : il représente le lien familial et l’appartenance à l’héritage mexicain. Le rebozo est une fusion entre les différentes cultures et les différents styles qui reflètent l’identité mexicaine. Ainsi, la conquête espagnole se retrouve dans le nom « rebozo », qui est dérivé du verbe « rebozar » en espagnol qui signifie couvrir, emmitoufler. Le rebozo a alors plusieurs fonctions : c’est une protection contre le froid, un symbole d’identité nationale mais également un accessoire de mode qui révèle l’identité de la contrée dont chacun est originaire. En effet, chaque motif tissé dépeint la vie quotidienne du Mexique, sa faune et sa flore. Ikat, appelée technique de réservation, est une technique particulière qui consiste à attacher des pans de tissus qui seront peints plus tard, afin d’avoir une multitude de dessins sur le même rebozo. La communication étant difficile pendant l’ère coloniale, chaque communauté a développé son propre style de créer  le rebozo. Ainsi, la ville de Santa Maria del Rio (état de San Luis Potosí), est connue pour ses rebozo en soie, tandis qu’Hueyapan (état de Puebla) est reconnue pour ses rebozo en laine de qualité exceptionnelle, enfin l’état de Michoacán est célèbre pour ses rechozos en coton avec des franges ou des plumes.

histoire-et-tradition-mode-mexique-exposition-mode-art-fashion-and-textiles-museumexposition-made-mexico-rebozo-londres-fashion-textiles-museummode-mexique-rebozo-chale-traditionnel-exposition-mode-londres

L’usage du rebozo dans la mode mexicaine contemporaine

rebozo-mode-moderne-mexique-exposition-made-in-mexico-fahsion-and-textiles-museum-londresexposition-mode-mexique-alison-willoughby-2014-fashion-textile-museumlila-downs-chanteuse-artiste-mexicaine-mode-contemporaine-rebozorebozo-mode-contemporaine-mexique-beatriz-russek-1990

Le rebozo est toujours un indispensable du vestiaire féminin au Mexique et la mode contemporaine se veut le porte-parole de cette tradition vestimentaire. Ainsi, la chanteuse et artiste Lila Downs représente la femme mexicaine moderne qui est toujours très attachée à son identité. Lila porte des rebozos différents lors de ses performances afin de développer cette identité vestimentaire mexicaine qui se perd parfois. Elle se fait le mannequin et modèle vivant de cette mode historique. Le Mexique est le pays d’Amérique latine où l’industrie de la mode est la plus développée. De nombreux designers explorent et célèbrent l’histoire et l’identité mexicaine à travers leurs nouvelles créations. La créatrice Beatriz Russek est une pionnière pour mélanger mode et tradition dans ses créations contemporaines. Carmen Ríon, Carla Fernández et Lydia Lavin collaborent également avec des artisans pour créer des vêtements qui lient tradition et innovation contemporaine. Chacun de ces créateurs contemporains ont inclus le rebozo dans leur collection. Entre tradition, identité, création et mode : le rebozo n’a pas fini de faire parler de lui…

lila-downs-mode-et-tradition-mexique-rebozo-exposition-londresmode-mexicaine-contemporaine-rebozo-carmen-rion-2013mode-mexique-sergio-isidro-and-ana-celia-martinez-hernandez-exposition-mode-art

Women Fashion Power : exploration de la relation entre la mode et la femme

exposition-mode-art-design-museum-women-fashion-power

delin-cycles-automobiles-moteurs-1898-georges-gaudy-affiche-mode-femme-velo

women-fashion-power-exposition-mode-femme-pouvoir-londres-robe-camila-batmanghelidj

Je vous propose aujourd’hui une exploration à travers l’histoire de la mode et l’histoire de l’émancipation féminine. J’ai eu l’occasion d’aller voir l’exposition Fashion Women Power qui se déroule au Design Museum jusqu’au 26 avril 2015. Cette exposition retrace 150 ans de parcours stylistique de femmes de pouvoir qui ont utilisé leur garde-robe afin de se faire une place politique ou culturelle dans l’histoire.

women-fashion-power-robes-lady-gaga-mode-contemporaine-londres

reine-elisabeth-ii-exposition-mode-femme-pouvoir-women-fashion-power

exposition-women-fashion-power-actrice-camille-clifford-1905

La mode : illustration de l’indépendance féminine

marie-antoinette-exposition-women-fashion-power-design-museum-londres jeanne-d-arc-exposition-women-fashion-power-londres-design-museum mabel-capper-patricia-woodlock-women-fashion-power-mode-liberte-femme

mode-femme-pouvoir-angela-merkel-costume-rouge-women-fashion-power-exposition-londres

Ayant des amis à la maison je leur ai proposé d’utiliser un pass d’une journée à Londres qui nous permettait de visiter de nombreuses attractions, musées et monuments londoniens, n’hésitez pas à en profiter car c’est intéressant si vous souhaitez découvrir une partie de Londres sans dépenser une fortune. J’en ai donc profité pour les emmener au Design Museum qui propose toujours des expositions intéressantes et originales, je vous avais d’ailleurs déjà parlé de l’exposition sur Paul Smith. Cette fois-ci j’ai eu l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la mode en tant qu’instrument de pouvoir afin de développer et asseoir le statut de la femme dans la société. Depuis son origine, la robe a toujours été un symbole de pouvoir et de richesse qui représentait le genre féminin dans toute sa splendeur. La robe est d’ailleurs la pièce du vestiaire féminin qui signifie et reporte les changements du statut de la femme à travers les époques. Ainsi, cette exposition explore la façon dont les femmes définissent leur place dans le monde en utilisant la mode comme alliée vestimentaire pour asseoir leur autorité et leur indépendance. A travers les époques, la mode féminine reflète, en effet, la façon dont les femmes se positionnent dans la société : la fin du XIXème met en lumière la revendication des femmes pour le droit de vote. Arrivent ensuite les deux guerres mondiales qui entraînent une nouvelle façon de s’habiller et une nouvelle place pour la femme dans la société. En effet, celles-ci s’affirment et sont de plus en plus indépendantes après avoir dû remplacer les hommes qui étaient au front : elles prouvent donc qu’elles sont aussi indispensables qu’eux. La mode a illustré cet élan d’indépendance avec la création de vêtements plus utilitaires et le développement des shorts et des pantalons que les femmes portaient pour faire du sport, notamment. L’impact de la guerre et ses conséquences sociétales et stylistiques ont redessiné la silhouette de la femme, laissant de nombreuses voies pour explorer de nouveaux styles.

facteur-femme-premiere-guerre-mondiale-1914-women-fashion-power-exposition-londres great-garbo-actrice-women-fashion-power-exposition-design-museum exposition-women-fashion-power-design-museum-londres exposition-women-fashion-power-mode-femme-pouvoir-londres-design-museum

lunettes-schiaparelli-annees-60-mode-femme-pouvoir-women-fashion-power-design-museum women-fashion-power-exposition-londres-jupes-beatles-annees-pop-disco

La mode : un lieu d’expression du pouvoir 

audrey-hepburn-fred-astaire-funny-face-movie-exhibition-design-museum-women-fashion-power janis-joplin-women-fashion-power-exposition-design-museum-londres jane-fonda-exposition-women-fashion-power-exposition-design-museum-londres-2015 lunettes-schiaparelli-annees-60-mode-femme-pouvoir-women-fashion-power-design-museum

spice-girls-annees-90-women-fashion-power-exposition-design-museum-londres-2015 mode-art-exposition-women-fashion-power-design-museum-londres-2015 pierre-cardin-andre-courreges-women-fashion-power-exposition-mode-femme-pouvoir-londres

Après les années 50, la femme acquiert de plus en plus de droit et de pouvoir. Elle se plaît à prendre soin d’elle en faisant du sport, en prenant soin de son corps et en s’habillant comme elle l’entend. La mode devient alors un outil pour se faire une place dans le monde du travail, un monde qui était, à l’origine, majoritairement masculin. L’exposition nous fait voyager des années 60 aux années contemporaines en nous montrant les différentes tendances stylistiques : couleurs, coupes, accessoires… Il est alors possible d’admirer des pièces punk de Vivienne Westwood ou des pièces futuristes de Paco Rabanne, en passant par le New Look de Dior ou le premier costume pour femme d’Yves Saint Laurent en 1966. La robe en sac plastique portée par Lady Gaga fait aussi son effet, sans oublier les corsets de Jean-Paul Gaultier portés par Madonna ou les premières mini-jupes de Mary Quant. La fin des années 60, début des années 70 annoncent le féminisme avec les textes de Simone de Beauvoir, Germaine Greer ou encore Nancy Fraser. Ces écrivains posent la question de la femme et sa place dans le monde à l’heure où les femmes entrent de plus en plus dans le monde des « cols blancs ». Ces dernières années ont vu une accélération de changements pour la condition de la femme et la mode a su illustrer et suivre l’accession de  nombreuses femmes à des postes importants. La mode est alors devenue un outil de communication : les vêtements apportent de la puissance, de l’élégance et de la classe qui inspirent le respect. Diane Von Furstenberg, Nathalie Massenet, Greta Garbo, Grace Kelly, Anne Hidalgo, Lady Gaga, Meryl Streep, Vivienne Westwood : elles s’accordent à dire que la mode sert à affirmer et dire leur identité. Ainsi, les femmes de pouvoir ont réussi, époques après époques, à changer les mentalités tout en faisant évoluer le vestiaire féminin. En guise de conclusion, je laisserai donc le dernier mot à cette grande dame : « Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c’est elle que l’on remarque. » Coco Chanel…

coco-chanel-exposition-women-fashion-power-design-museum-londres

rita-hayworth-actrice-women-fashion-power-mode-art-exposition-londres

women-fashion-power-costume-yves-saint-laurent-mode-femme-pouvoir vivienne-westwood-malcolm-mclaren-mode-punk-women-fashion-power-design-museumchaussures-exposition-women-fashion-power-mode-femme-pouvoir-londres

women-fashion-power-exposition-femme-mode-pouvoir-design-museum

Fashioning Winter : l’exposition mode-hiver de la Somerset House

dessin-mode-ca-va-comme-sur-des-roulettes-xavier-sager-fashioning winter-somerset-house

J’espère que tout le monde a passé un bon Noël. Afin de continuer à célébrer ces fêtes de fin d’année et cette ambiance féérique de Noël, voici un article spécial sur la mode et l’hiver. Froid, longues nuits, gros pulls, col roulé, double paire de chaussettes, la neige manque au rendez-vous à Londres : l’hiver est bien arrivé et la Somerset House a décidé de célébrer cette saison féérique avec sa magnifique patinoire et une exposition qui retrace la mode et l’hiver. Voici donc un aperçu de l’exposition « Fashioning Winter » que vous pouvez aller voir gratuitement jusqu’au 11 Janvier 2015.

patinoire-somerset-house-londres-hiver-2014-2015

Histoire de la mode hivernale

exposition-mode-hiver-somerset-house-ice-skates-1937-made-by-james-howarth-sons

exposition-fashioning-winter-mode-hiver-somerset-house-londres

J’ai beaucoup aimé cette exposition qui retrace l’histoire des tendances de la mode hivernales grâce aux cartes postales, coupures de journaux, articles du XXème siècle  et des vidéos du XXIème afin de se remettre dans le contexte. Ainsi, la Somerset House a regroupé des éléments historiques tels des patins à glace datant de 1937, ainsi que des cartes postales datant des années 20 et 30 afin de nous rappeler la mode hivernale de ces époques où mode rimait toujours avec élégance et chic pour certaines dames. Des vidéos des défilés Alexander McQueen en 1999 et John Galliano en 2009 nous transportent dans le monde fantastique de Narnia et dans la féérie hivernale. Cette histoire du patinage et de l’élégance était un point de vue très intéressant à développer et analyser, cette exposition donne des idées pour rester élégante et chic malgré les nombreuses couches de vêtement portées.

NIKONexposition-fashioning-winter-somerset-house-londres-hiver-2014-2015

Mode et élégance hivernale

fashioning-winter-somerset-house-le-patinage-par-xavier-sager

fashioning-winter-mode-et-art-hiver

L’exposition Fashioning Winter explore l’influence de l’hiver, et notamment des loisirs hivernaux tel le patinage, afin de mettre en lumière l’histoire de l’élégance pendant la période hivernale. Ainsi, les cartes postales mettent en lumière d’élégantes parisiennes des années 30 patinant sur la glace avec des tenues chic et confortables qui prouvent que l’hiver n’est pas forcément synonyme de bibendum style ! Les défilés Alexander McQueen et John Galliano mettent à l’honneur cette couleur magnifique et féérique qu’est le blanc. La mode contemporaine s’est plutôt attachée à explorer l’aspect féérique et magique de l’hiver tel un conte de fée hivernal qui se raconte à travers les vêtements pour laisser rêver les petits et les grands.

?????

Guy Bourdin, créateur d’images, à la Somerset House

guy-bourdin-exposition-somerset-house-londres-mode-art

guy-bourdin-photos-mode-art-peinture-exposition-mode-somerset-house-londres-2014

Partons aujourd’hui à la découverte des photos non publiées du photographe de mode et art Guy Bourdin. La Somerset House à Londres organise une exposition qui met en lumière l’œuvre artistique du photographe français Guy Bourdin jusqu’au 15 mars 2015. Cet établissement artistique a déjà rendu de beaux hommages au cours d’exposition à propos de Valentino ou Isabella Blow par exemple. Mais pour l’instant attardons-nous sur cette exposition Guy Bourdin dont voici un avant-goût ou une exploration en photos et en mots !

guy-bourdin-exposition-londres-mode-art-photographie charles-et-guy-bourdin-photographie-mode-art

Un univers mode surréaliste

charles-jourdan-chaussures-paris-campagne-avec-guy-bourdin-photographe-mode-france

exposition-guy-bourdin-londres-somerset-house-2014-2015

Guy Bourdin a été un des photographes pour Vogue Paris dans les années 70-80. Cette exposition “Guy Bourdin – Image Maker” rend hommage à ses photos de mode publicitaires, provocantes, mystérieuses… et avant tout artistiques. L’exposition présente la mode vue sous un angle… des pieds et jambes grâce à ses nombreuses collaborations avec le chausseur Charles Jourdan et ses magnifiques chaussures. Guy Bourdin était un protégé de Man Ray et ceci se retrouve dans ses photos qui explorent la mode tout en créant une esthétique qui l’interroge. Ainsi, chacune de ses photos raconte un vêtement, une tendance, une chaussure, la société  de l’époque. Caricature, hommage, découverte : chaque photo raconte le récit de la société et de la mode de l’époque, ce qui m’a tout simplement passionné ! Quelle audace et quelle sensualité (érotisme?), tout en rendant un magnifique hommage à la femme, ses pieds et ses chaussures ! L’exposition nous ouvre les portes sur Guy Bourdin en tant que directeur de films. Ainsi, tout au long de l’exposition, il est possible de s’arrêter un moment pour entrer dans l’univers cinématographique de l’artiste et découvrir une autre vision d’appréhender la mode.

exposition-londres-photographies-guy-bourdin-somerset-house guy-bourdin-charles-jourdan-campagne-publicitaire-mode-art

L’art au-delà de la publicité

guy-bourdin-charles-jourdan-chausseur-paris-chaussures-de-luxe photo-guy-bourdin-mode-vogue-annees70-exposition-somerset-house

Contrastes entre ombres et lumière, couleurs saturées et vives, peintures, films : ce qui me plaît énormément dans les photos de Guy Bourdin, c’est son point de vue artistique et esthétique qui transforme tout paysage ou tout objet en art qui s’admire et se regarde. Ainsi, des demi-jambes habillées de chaussures Charles Jourdan complète un gazon avec des cabanes blanches en arrière-plan, un chapeau apporte de la beauté entre des têtes de bœufs coupées : chaque coin de vie est propice à créer une esthétique et une scène de mode. Comme le nom de l’exposition le suggère : Guy Bourdin est réellement un créateur d’images, un créateur de rêves, un créateur de mode… en soit ! La plupart des photos de Guy Bourdin ne sont pas ciblées sur le modèle et sa tenue. Le modèle fait partie d’un décor créé par le photographe qui est le lien ultime pour comprendre et analyser l’univers de la marque et de la publicité. Joueur, obsessionnel, surréaliste, inventif : Guy Bourdin a su marier parfaitement romantisme et érotisme. Ce voyage à travers son univers est rempli de surprises dont on garde un excellent souvenir artistique et photographique…

exposition-photographie-mode-guy-bourdin-annees-70 exposition-mode-photographie-guy-bourdin-somerset-house-londres guy-bourdin-photographe-mode-vogue-paris-annees-70-exposition-mode

Le mariage à l’honneur du Victoria&Albert Museum

Habitant à Londres, j’ai la chance de pouvoir assister régulièrement à des expositions de mode et d’art qui sont toutes plus intéressantes les unes que les autres. Je vous parle aujourd’hui de l’exposition « Wedding Dresses 1775-2014 » qui se déroule jusqu’au 15 mars 2015 au Victoria et Albert Museum à Londres.

exposition-mariage-londres-victoria-albert-museum

exposition-mode-art-robes-de-mariee

Un conte de fée historique

exposition-robes-de-mariee-londres-2014-2015

exposition-robes-de-mariee-victoria-et-albert-museum

Cette exposition m’a laissé des paillettes et du rêve pleins les yeux et la tête, non parce que je crois au prince charmant et conte de fée (un peu quand même…), mais parce que les robes exposées sont tout simplement magnifiques, de par l’histoire qu’elles racontent et la mode qu’elles exposent. Ces robes de mariées historiques retracent l’histoire du plus beau jour de la vie de nombreuses personnes à travers les âges et les époques. Les robes exposées retracent deux siècles d’histoire pour nous conter les mœurs et coutumes du mariage. Ainsi, on apprend que le blanc n’a pas toujours été la couleur du mariage. Au 18eme siècle, les robes étaient régulièrement de couleur argent ou or et elles étaient décorées de fleurs pour le jour du mariage. Ainsi, les robes pouvaient être réutilisées lors de réceptions ou soirées. C’est au 19e siècle que la reine Victoria décide de se marier en robe blanche avec le prince Albert en 1840, elle remet aussi à l’honneur le port du voile et signe le retour à la tendance du blanc porté au mariage. Cette tendance est d’ailleurs relayée par la revue parisienne Journal des Dames et des Modes pour imposer ce retour à la blancheur et la pureté. La rose et la violette étaient les fleurs utilisées lors des mariages pour symboliser l’amour, la fleur d’orange était aussi très populaire car elle représentait la fertilité. Les deux guerres mondiales signent un retour aux robes beiges, pastelles ou aux couleurs métalliques, qui pouvaient être réutilisées après la célébration, « clothes rationing » oblige jusqu’en 1949… Suite à cette ère précaire, le new look fait son apparition avec ses robes de princesse, suivi par les années 2000 qui mettent en lumière une cérémonie de mariage plus ancrée dans la culture contemporaine avec des robes qui sont plus échancrées, qui collent plus au corps pour un effet sexy et sensuel (parfois à la limite de la décence selon moi).

exposition-wedding-dresses-londres

histoire-du-mariage-londres-exposition-victoria-albert-museum

Une tradition sociale qui se commercialise de plus en plus  

robe-mariage-createurs-exposition-mode-londres

robe-de-mariage-histoire-tradition-sociale-et-stylistique

Le mariage a commencé à se commercialiser au début du 20eme siècle, notamment à Londres où la tradition du royal wedding (mariage royal) est une occasion rêvée pour les designers de se faire connaitre. Ainsi, j’ai pu admirer les robes créées par John Galliano, Vivienne Westwood, Christian Lacroix, Lanvin, Vera Wang, pour ne citer qu’eux. J’ai aussi beaucoup aimé le fait qu’on puisse s’émerveiller devant les robes de Kate Moss, Gwen Stefan, Dita Von Tesse ou la Duchesse de Corwall Camilla. Les photos prises des stars portant leur robe rendait la contemplation encore plus réelle. Les 80 robes exposées pour l’exposition reflètent parfaitement les différentes évolutions stylistiques et les différentes traditions. Par exemple, les mariés africains sont souvent habillés en bleu – cette couleur symbolise la mer et le ciel, représentant l’infini – et en or – cette couleur symbolise, quant à elle la prospérité. L’exposition raconte l’histoire du mariage également à travers des documents d’archives, des croquis, des images, des accessoires (comme vous pouvez le voir ci-dessous avec les chaussures, les sacs, les bijoux).

accesssoires-de-mariage-exposition-londres-victoria-albert-museum-2014-2015

mariage-africain-tradition-costume-bleu-or

chaussures-mariage-exposition-wedding-dresses-victoria-albert-museum

De Jane Austen à John Galliano, l’évolution stylistique des robes de mariée est admirablement bien rendue lors de cette exposition. Malgré l’évolution des mœurs, malgré les coutumes propres à chaque pays, cette exposition reflète la beauté de ce jour ou deux êtres se disent oui en mettant en lumière ce vêtement iconique qu’est devenue la robe de mariée…

robe-mariage-exposition-mode-londres

traine-robes-de-mariee-exposition-mode-histoire-londres

Voyage dans l’histoire du Glamour italien….

dolce-vita-italie-exposition-mode-victoria-et-albert-museum

Aérienne et intemporelle, la mode italienne fait l’objet d’une magnifique exposition au Victoria & Albert Museum de Londres. Cette exposition sur le « Glamour of the Italian Fashion » raconte l’histoire de la reconstruction industrielle et culturelle de l’Italie après la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.  Un magnifique voyage dans ce pays aux milles richesses, que je vous propose de parcourir avec mon article aujourd’hui.

exposition-mode-art-glamour-mode-italienne

La dolce vita des années 50 : une renaissance italienne moderne

glamour-mode-italienne-1945-a-2014-exposition

Les années de fascisme de Mussolini ont forcé les Italiennes à s’habiller avec des créateurs italiens et non parisiens. Mariano Fortuny, Germana  Marucelli, Sorelle Fontana : de nombreuses maisons de couture ont émergé afin de satisfaire la demande de clientes italiennes, glamour et coquettes, toujours prêtes a bien s’habiller. Après 1945, le comte Giovanni Battista Georgini organise les premiers défilés des maisons de couture italiennes à Florence pour mettre en lumière la beauté de la mode italienne et ses nouveaux créateurs. La dolce vita commence se met en scène pour attirer les clients du monde entier : cette élégance italienne semble tellement facile à vivre ! Elle se traduira par le sprezzatura masculin, qui représente l’élégance nonchalante des hommes italiens. Ceux-ci portent des costumes « sportwear habillé » aux coups épurées et matières souples et légères. La mode italienne exprime la personnalité italienne, sa chaleur, sa richesse, son élégance, son glamour qui la différencie de Paris et sa mode plus classique.

mode-homme-italie-la-sprezzatura-exposition

mode-italienne-apres-1945-exposition

Cinecittà : les lumières hollywoodiennes

glamour-of-italian-fashion-londres

L’âge d’or de la mode italienne brille dans les années 50-60 avec Hollywood qui vient tourner ses films en Italie et met en scène la Dolce Vita de Fellini. Rome, et sa Cinecittà (un complexe de studios cinématographiques), devient alors le temple cinématographique des grands studios hollywoodiens. Audrey Hepburn dans Vacances Romaines, Elizabeth Taylor dans Cléopâtre, Ava Gardner, Anita Ekberg  : le glamour italien est incarné par ces actrices de renom qui font connaitre la dolce vita italienne et son style de vie au monde entier. Ava Gardner habillée par les sœurs Fontana, Audrey Hepburn habillée par Fernanda Gattinoni, Marcello Mastroianni ou John Kennedy portent des tailleurs Brioni ou Zegna : les stars symbolisent et personnifient le glamour de la mode italienne.

mode-italie-exposition-londres-v&a

chaussures-mode-italie-exposition-glamour-de-la-mode-italienne

Un savoir-faire unique italien : un pays, une culture, une mode

glamour-of-italian-fashion-v&a-londres-2014

mode-italie-glamour-exposition-londres

Ce qui m’a beaucoup c’est la façon dont l’exposition a mis en lumière la culture et l’histoire italienne qui sont inscrites dans toutes les créations de mode. Le savoir-faire italien est artisanal et chaque région a sa spécificité : le cuir se trouve en Toscane, la laine à Biella, la soie à Côme. Broderie, sequins, brocarts, perles :  la mode italienne est bien plus qu’un style, ce sont aussi des techniques et des matières raffinées qui illustrent un savoir-faire traditionnel qui ne se perd pas. L’exposition a également mis en lumière le lien toujours très présent entre les créations et la culture italienne. Dolce&Gabbana se plaît à puiser dans ses racines siciliennes et s’inspire du monde paysan et aristocrate pour ses créations, quand Versace magnifie la religion et le Vatican rappelant les peintures de la Renaissance et leur opulence, le mouvement et sa décomposition, ainsi que la géométrisation des formes des créations Prada rappelle le mouvement Futuriste italien. Rome et Florence laisseront place à Milan en tant que capitale nationale de la mode dans les années 80.  Artisanat, traditions, glamour : le « Made In Italy » identifie, défend et cultive les talents italiens, encore aujourd’hui.

mode-italie-1945-a-nos-jours-exposition-londres-2014

mode-italie-glamour-elegance-v&a

L’exposition se finit sur un questionnement sur l’avenir de cette mode italienne à l’heure de la délocalisation et du gouvernement italien et sa fiscalité douteuse. Malgré ces incertitudes sur l’avenir de la mode italienne, le V&A nous a fait le portrait d’une mode glamour, sensuelle, fascinante conjuguant allure et charme, une mode à l’italienne, en soit…

exposition-mode-italie-musee-victoria-et-albert

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...